samedi 7 janvier 2012

Grimoire de sable, d'Anne-marie Thomazeau et Gilles Del Pappas

Je tords le cou de suite au défaut de ce roman publié aux éditions Demeter : il est truffé de fautes et de coquilles du genre mots oubliés. Voilà, ça c'est fait.
Gilles Del Pappas dédicaçait ce roman à l'automne dernier à la librairie Terminus Polar, à Paris, et j'avais profité de l'occasion pour l'interroger sur l'écriture à quatre mains. Autant dans un recueil de nouvelles, le chacun son tour fonctionne plutôt bien, autant pour un roman je me demandais comment cela pouvait se passer. Gilles m'avait assuré que "normalement", cela ne devait pas se ressentir à la lecture. Eh bien en l’occurrence il avait raison, pas une seule fois je n'ai été perturbé par un changement de style, de vocabulaire ou même de rythme.
Grimoire de sable est le récit d'un voyage, depuis la Belgique jusqu'au fin fond de l'Afrique, entrepris par deux personnages dissemblables au possible. Une strip-teaseuse ayant fuit Paris après avoir joué un sale tour à un Libanais de passage, se voit sauver la mise par une sorte d'aventurier alors qu'elle vient d'acheter aux enchères... un camion dont elle n'a que faire. Commence alors le récit d'une équipée insolite où les 2 héros en route pour le Sahara vont devoir s'apprivoiser, apprendre à se connaître et, peut-être, plus si affinités. À cette histoire se mêle étrangement celle d'un vieil Arabe, sur fond de conflit entre le Maroc et le front Polisario.
Les personnages sont attachants, habilement brossés et, si l'intrigue n'est pas d'une grande originalité, j'ai pris plaisir à suivre ce couple improbable dans ses péripéties. Le contexte est finement décrit, aussi bien les décors (le désert...) que les gens qui vont (malheureusement pour eux parfois...) croiser la route du binôme, ou les raisons qui poussent les Sahraouis à combattre les Marocains. En lisant ce roman, je me suis "vu" dans le désert et j'ai "senti" l'odeur du thé...
Un livre qui fait voyager !

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