mardi 14 janvier 2014

La fable des cloportes, de Patrice Dauthie et Maryse Cherruel

Dans Les châtiments d'Apophis, j'avais noté l'art du couple Dauthie-Cherruel pour créer des personnages atypiques de qualité. C'est partie remise avec La fable des Cloportes, où l'on se trouve embarqué dans une enquête sur fond de misère sociale. La palme revient à ce lieutenant de police hors-normes, qui circule dans Lille en "charrette de retraité alcoolique", approvisionne sa mère artiste-peintre en substances illicites et se balade avec un tube de pommade en poche, destiné à calmer les démangeaisons mal placées que lui provoquent le stress de l'enquête. Pas vraiment "terrain", le capitaine, et on l'imagine bien à l'oeuvre dans un passage du roman, lorsqu'il raconte l'épreuve de sport au concours de l'école de police : un interlude qui mériterait un sketch. Mais l'intello de service va faire ses preuves et résoudre l'intrigue posée par ces décès de vieilles dames assez... curieuses. Oui, il a raison, le lieutenant : qu'une septuagénaire soit retrouvée morte en tenue sexy avec un sextoy dans l'intimité, en soi c'est étonnant, mais qu'on ne retrouve pas la télécommande de l'engin, c'est plus que suspect...
La fable des Cloportes est paru chez Riffle Noir.

1 commentaire:

  1. bonjour Hervé
    un grand merci pour avoir lu cette fable, pour avoir pris de temps de choisir tes mots pour mettre en valeur le héros de l'histoire : le dénommé Lalouze.... je suis touchée par tant d'attentions !
    en espérant te croiser bientôt lors d'un salon
    très cordialement
    maryse

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